Voici 8 mois qu’a eu lieu la dernière réunion de travail. 8 mois pendant lesquels on s’est déchaîné comme des fous !
Ha, omega me souffle que ce n’est pas crédible, et il n’a pas tout à fait tort (IRL, tout ça). Quoi qu’il en soit, il y a quand même eu suffisament d’avancées pour que cela vaille la peine qu’on fasse le point sur la situation actuelle, et que l’on prépare l’avenir ensemble.
Une réunion aura donc lieu le jeudi 23 mai 2013 de 20h30 à 22h00 (heures de Paris) sur le salon association@chat.jabberfr.org. La réunion étant ouverte à tout le monde (membres de l’association ou pas), nous vous attendons nombreux, mais dans le calme et respectueux du lieu.
L’ordre du jour est disponible dès maintenant sur le wiki. Pour les plus impatients, sachez que l’on y parlera, entre autres, de la migration de im2 sur prosody (et de ce que ça entraîne) et du fait que l’on stagne à 13 membres depuis janvier. Le temps restant sera consacré aux éventuelles questions du « public » restées sans réponse.
Le service d’email Outlook.com de Microsoft serait en train de déployer le chat compatible avec Gtalk…
MSN/WLM venant de fermer ses portes au profit de Skype, après avoir implémenté le protocole XMPP client-to-server, comme Facebook, c’est encore un coup de tonnerre de Redmond.
Quelqu’un peut m’expliquer ?
Le service d’email Outlook.com de Microsoft serait en train de déployer le chat compatible avec Gtalk…
MSN/WLM venant de fermer ses portes au profit de Skype, après avoir implémenté le protocole XMPP client-to-server, comme Facebook, c’est encore un coup de tonnerre de Redmond.
Quelqu’un peut m’expliquer ?
Quelques fois, il est recommandé de suivre quelques tweets perdus dans la jungle, on peut trouver quelques perles…
HTTP over XMPP ?
Peter Waher, de Clayster AB (société suédoise de IoT, Internet of Things), a tweeté :
Done for today. I’ve started implementing the HTTP over XMPP transport into our web server. Will be very interesting to try out when done :)
— Peter Waher (@PeterWaher) May 6, 2013
Ce à quoi je me suis permis de répondre :
@peterwaher indeed, interesting to have an auth’ed and always-on bidir. connection to an app server, what do you plan to do with this?
— Nicolas Vérité, Nÿco (@nyconyco) May 7, 2013
Et sa réponse :
@nyconyco It will enable web-apps hosted on plug computers in your home to be accessed in an easy and secure manner from your phone/tab.
— Peter Waher (@PeterWaher) May 7, 2013
En effet, le potentiel de véhiculer le vocabulaire simple HTTP au-dessus d’un protocole connecté, authentifié et chiffré est pertinent dans bien des cas, évitant des béquilles et bricolages parfois inutilement compliqués.
Nouveau serveur XMPP en Rust ?
Pascal, un germanophone dont j’ignore tout, a tweeté :
A Jabber client just announced its online status on rust-jabber, an XMPP server I’m writing in #rustlang \o/
— Pascal (@zynisch) May 5, 2013
Question d’un anonyme :
@zynisch is it an open source project or private one?
— pcdinh (@pcdinh) May 7, 2013
Réponse :
@pcdinh Currently private (as I use it to learn Rust), but it will definitely made public once I cleaned up the source.
— Pascal (@zynisch) May 7, 2013
Là aussi, je me suis permis ce tweet :
@zynisch @pcdinh the sooner the better, you know "release early, often", anyway congrats for that XMPP server, I look fwd to playing with it
— Nicolas Vérité, Nÿco (@nyconyco) May 7, 2013
Ce à quoi il répond :
@nyconyco Yepp, I like "release early, release often". However, the current state is more of a PoC, especially the threading and parsing.
— Pascal (@zynisch) May 7, 2013
On avait des serveurs en erlang, Java, Lua, C, C++, et de quoi faire en Perl et Python, voici donc Rust.
Vous savez, XMPP est partout… Dans screenhero et Libon, entre autre. screenhero est une application de partage d’écran, clavier et souris à distance. Libon est une application de chat, contact, VoIP et répondeur. Les deux utilisent XMPP pour la présence et le chat, avec pour backend ejabberd.
Une maintenance du serveur de JabberFR, entrainant l’arrêt complet de tous les services, aura lieu le lundi 22 avril 2013 de 17h30 à 19h.
L’intervention aura lieu en deux temps : l’équipe de l’Apinc ajoutera d’abord une solution de bonding au serveur, puis nous migrerons notre instance de jabberd14 vers prosody.
Pour rappel, l’instance de jabberd14 gère tous les domaines en dehors de jabber.fr et im.apinc.org. On en profitera aussi pour rajouter le support du domaine jabberfr.org. Les membres actuels pourront donc enfin avoir leur adresse en jabberfr.org (un mail leur sera d’ailleurs bientôt adressé pour qu’ils puissent choisir le jid qui les intéresse).
Mise à jour du 21/04/2013 à 21h40 : La maintenance finira en fait vers 00h30. Les services ne seront pas entièrement coupés, mais seront quand même perturbés durant cette période.
Mise à jour du 23/04/2013 : La maintenance s’est bien passée. Aucun incident n’est à déplorer.
Un peut de news du monde XMPP !
Beam Community
Le GSoC (Google Sumer of Code) a accepté la Beam Community (github) comme mentoring organisation cette année 2013. Beam Community regroupe des projets autour de la VM Erlang, tels que ejabberd, disco, elixir, zotonic, Tsung, MongooseIM, erlware, etc. Ce qui fait deux serveurs XMPP en erlang, MongooseIM étant le fork de ejabberd.
Les rumeurs courent : Google serait en cours de négociations pour le rachat de WhatsApp basé sur XMPP, pour 1 milliard de dollars. WhatsApp a démenti. Qui a raison ? À suivre.
On peut toutefois prédire sans trop de mal le sort de WhatsApp à long terme, puisqu’ils ne s’adossent toujours pas à un géant, qu’ils ont détourné un standard ouvert (qu’ils n’ont pas documenté), et ils n’ont toujours pas d’application de bureau, lourde ou web. Et puis…
Babble
Les rumeurs courent : Google serait en cours de beta tests d’une nouvelle application de chat, connu sous le nom de Babble. Ça sonne un peu comme Babel, dont le mythe de la tour est connu pour la recherche du langage ultime…
Cette rumeur a du sens, car il est une nécessité – a fortiori dans cette période de nettoyage de services – pour Google d’unifier Google Talk (qui n’évoue plus), Google Voice, Google Hangout (la visio multi-user de Google+), et Google+ Messenger.
De plus, des visuels ont fuit, ce qui concrétise un peu :

Google Babble
Espérosn que cela soit basé sur XMPP..
MSN
En parlant de truc pas basés sur XMPP, MSN est enfin fermé. Au revoir.
Personne ne va pleurer dessus.
Salut à tous,
Grâce à Parinux, je vais faire une conférence lundi prochain pour présenter le projet « Salut à Toi », n'hésitez pas à venir pour discuter si vous vous y intéressez, en tant qu'utilisateur, contributeur potentiel, ou autre.
La conférence aura lieu à l'Espace Public Numérique la Bourdonnais, à côté du Champs de Mars, et commencera vers 19h15. Il faut vous inscrire: l'entrée est libre, mais il faut estimer le nombre de participants. Toutes les infos sont ici: http://www.parinux.org/content/conference-de-presentation-du-projet-%C2%AB-salut-toi-%C2%BB-par-goffi.
Le projet bouge bien en ce moment, c'est le bon moment pour venir discuter :)
Goffi
Je ne parle pas ici d'XMPP, le protocole de communication standardisé qui a un réel succès (GoogleTalk, FacebookChat...)
Je parle de Jabber, le réseau fédérés de serveurs XMPP.
Tout d'abord, si l'on se fiche de que le réseau fait de nos communications, un skype est plus attirant sur le point des fonctionnalités.
Si l'on veut garder ses communications privées, le modèle de serveurs décentralisés ne résout pas le problème en soi.
En effet, si on crée son compte sur un serveur tiers, celui-ci peut très bien lire vos communications, usurper votre identité et même connaître votre mot de passe.
Donc on peut penser qu'il faut chacun administrer son serveur, ce qui est quand même balot d'un point de vue simplicité, économie d'énergie et coté pratique, mais cela ne sert en pratique pas à grand chose si le contact avec qui vous conversez ne fait pas la même chose pour s'assure de la confidentialité du message. Un pe comme les mails si vus voyez ce que je veux dire...
Du coup je m'interroge, à quel public s'adresse Jabber? Le seul intérêt que je vois actuellement, c'est un réseau ouvert à tous et non censuré.
Je rêve d'un réseau de messagerie sans serveur où chacun peut discuter en "privé" avec son interlocuteur de manière simple. Est possible d'avoir cela sur une infrastructure partagée (P2P, supernodes et table de hashage distribuée pour joindre l'IP de ses correspondants , clés asymétriques pour l'identification et le chiffrement des messages)
Salut à tous,
edit: la vidéo a été à peu près resynchronisée :)
je me suis amusé à faire un greffon qui exporte les entrées/sorties d'une commande Unix à un contact. Le principe est très simple: vous entrez une commande (pour l'instant ce n'est pas implémenté dans les frontaux, aussi il faut utiliser directement l'API D-Bus, via D-Feet ou qdbus par exemple), ainsi que les contacts autorisés à communiquer avec, quelques options éventuelles et c'est parti !
Il y a 2 intérêts principaux à faire ceci:
le premier est que vous pouvez donner l'accès à un interprète à n'importe lequel de vos contacts (je fais un exemple avec FTP dans la vidéo, j'ai également fait des tests avec bc, ipython et zsh), sans utiliser de machineries lourdes telles que ssh qui demandent la création d'un accès, d'avoir un client, un port ouvert etc. Bon évidemment ça reste très simpliste, ce n'est pas un terminal, mais ça dépanne. Les caractères d'échappements (ce qui donne des couleurs par exemple dans un interprète) ne sont pas gérés, et ça peut donner de la bouillie (j'ai eu le cas avec ipython). J'envisage de les intercepter et les convertir en couleur via XHTML-IM à terme (enfin faudrait déjà gérer XHTML-IM dans SàT :p ).
le second est de permettre de faire des bots très facilement: il suffit de faire un script qui lit l'entrée standard et réagit en conséquence. Vous pouvez faire ainsi un bot en quelques minutes avec n'importe quel langage de script (sh, Python, Ruby, etc) ou autre. Et vous pouvez directement le déboguer dans un terminal, sans avoir besoin de serveur XMPP pour tester. Pour vous montrer la simplicité de la chose, j'ai fait un petit essai en Python, voici ce que ça donne:
#!/usr/bin/python
#-*- coding: utf-8 -*-
import sys
class QuickBot(object):
def out(self, msg):
sys.stdout.write((u"%s\n" % msg).encode('utf-8'))
sys.stdout.flush()
def start(self):
while(True):
_input = raw_input().decode('utf-8','ignore')
if _input.startswith('!'):
args = _input[1:].split()
try:
getattr(self, "cmd_%s" % args[0].encode('ascii').lower())(args[1:])
except (IndexError, AttributeError, UnicodeEncodeError):
pass
def cmd_salut(self, args):
self.out(u"à Toi !")
if __name__ == "__main__":
bot = QuickBot()
bot.start()
Le contact n'a qu'à faire !commande [arguments] pour le faire réagir (ici !salut). Pour ajouter une commande, il suffit de faire une nouvelle méthode nommée cmd_ma_commande, par exemple cmd_toto ajoutera la commande !toto. Facile non ?
J'ai fait une petite vidéo pour vous montrer ça à l'œuvre, désolé pour le décalage du son, j'ai probablement mal réglé un paramètre, et je n'ai pas trop le temps de recommencer 15 fois.
Bon sinon j'ai également fait un petit widget web pour Libervia (il n'est pas encore poussé sur le dépôt). Évidemment c'est limité (à cause des restrictions javascript), mais ça permet d'afficher ce que vous voulez à côté de vos discussions, et de profiter des possibilités de mise en page de Libervia (on pourra par exemple, mettre 4 sites dans une grille).
Enfin, n'oubliez pas que demain aura lieu un hackathon dans les locaux du Loop, cf mon précédent billet.
À bientôt
Comme d'habitude, pour lire la vidéo, vous devez utiliser un butineur récent (le dernier Firefox/Iceweasel par exemple).
Vous pouvez aussi utiliser VLC (version >=1.1 uniquement), en allant dans le menu « Média/Ouvrir un flux réseau » et en mettant cette URL: http://www.goffi.org/videos/pr%c3%a9sentation_S%c3%a0T_6_export_commande.webm
Enfin, vous pouvez utiliser mplayer: mplayer "http://www.goffi.org/videos/pr%c3%a9sentation_S%c3%a0T_6_export_commande.webm"
Cette vidéo est sous la licence Creative Common BY-SA
Les 23 et 24 février prochain aura lieu un hackathon autour du projet « Salut à Toi » dans les locaux du loop à Paris (XIVème). Ce sera l'occasion à la fois de faire avancer certaines fonctionnalités rapidement, et de permettre à ceux qui veulent contribuer de découvrir le code.
Pour mémoire « Salut à Toi » est un client XMPP multi-interfaces qui propose des fonctionnalités comme le microblogage, vous pouvez consulter les billets précédents pour mieux le connaître/essayer la démo.
Le projet est principalement développé en Python, mais on peut utiliser pratiquement n'importe quel langage pour développer un frontal. Le frontal « Bellaciao » est d'ailleurs développé en C++/Qt.
Contactez moi (via les commentaires ci-dessous par exemple ou par courriel à goffi@goffi.org, ou via XMPP à goffi@jabber.fr) si vous souhaitez participer.
Un grand merci au loop pour prêter leur local.
Accès au loop: http://wiki.leloop.org/index.php/Accès
L’événement devrait commencer aux alentours de 10h.
Edit: une liste de choses à faire a été commencée sur le wiki: http://wiki.goffi.org/wiki/Hackathon_22_02_2013, n'hésitez pas à la compléter, ou indiquer si vous souhaitez voir plus particulièrement une des fonctionnalités implémentée (ou y contribuer).
Et voici les news XMPP/Jabber des dernières semaines…
Xabber libre !
Xabber, le client XMPP pour Android édité par RedSolution, a été libéré sous licence GPL v3.
Openfire 3.8.0
Openfire est sorti en version 3.8.0. Au menu, des améliorations sur le clustering, PubSub, le S2S et des améliorations de perf et corrections de bogues diverses.
MongooseIM
MongooseIM n’est pas un nouveau serveur XMPP, c’est le fork de ejabberd par Erlang Solutions qui se trouve un nom. Ce fork apporte une prise de charge limitée de Redis et un peu de Erlang/OTP.
Avant, on avait XMPP contre MSN, Yahoo, ICQ et AIM.
Ils sont tous morts. Tués par Facebook.
Maintenant, on a XMPP contre Skype.
Google Chrome a fait un mouvement :
Google Chrome Team has just started working on a multiplatform chat client Chrome Packaged App named "Champ". It may not be used eventually but I do think it’s a pretty cool path to follow.
It currently only supports IRC but XMPP is definitely coming!
Source: https://gerrit.chromium.org/gerrit/41957
Très bien pour la promotion des standards ouverts et des protocole temps-réels et décentralisés multi-domaines, mais…
Cela arrive juste cinq ans trop tard…
Salut à vous !
Pas de nouvelle, bonnes nouvelles comme on dit ! Le manque d'infos sur le blog ces derniers temps vient du temps passé sur Salut à Toi, qui nous arrive dans une version 0.3.0.
Vraiment beaucoup de nouveautés dans cette version, la 0.2 datant de plus d'un an. Si vous suivez le blog, vous avez pu voir certaines comme la radio collective, l'envoi de tube par XMPP, Primitivus qui devient modal, le passage de tout le project en AGPL v3 ou l'amélioration du microblogage par groupes. D'autres sont encore à l'état d'embryon comme le nouveau frontal « Bellaciao », qui est basé sur Qt, ou le jeu de quiz. Cette version a vu également l'arrivée d'un nouveau site, et divers autres ajouts plus ou moins importants. Je ne vais pas revenir en détails sur tout cela, il y a déjà eu des billets pour la plupart des fonctionnalités citées. Les instructions d'installation se trouvent tout en bas.
Parlons plutôt de la nouvelle démo en ligne qui accompagne cette sortie. Vous pourrez la trouver sur http://www.libervia.org, et il vous suffira de cliquer sur « register » (la version française n'est pas encore disponible) pour créer facilement un compte. Ce compte est associé à une adresse Jabber (un Jabber Id ou jid) qui vous permettra de communiquer avec le reste du monde. N'hésitez pas à rejoindre le salon de SàT (menu « Groups / join room » puis laisser l'adresse par défaut qui est celle du salon: sat@chat.jabberfr.org) pour poser vos questions ou discuter du projet.
Cette démo permet principalement de tester l'interface web.
Vous pouvez ajouter les composants (widgets) comme désiré par glisser/déposer. Ainsi en déplaçant le nom d'un groupe (bon bien sûr il vous faudra quelques contacts dans votre liste ;) ) vers le centre, vous créez un panneau avec les microblogs de ce groupe. Si vous faites de même avec un contact, vous entamez une discussion. Faites glisser le titre « Contact » de la même manière, et vous aurez un panneau avec tous les microblogs, de tous les groupes. Dans le futur, il devrait être possible de sauvegarder la mise en page pour la retrouver facilement au besoin.
Pour envoyer un message dans une discussion, vous devez cliquer sur la discussion (la barre de titre devient alors rouge, comme pour Louise dans la capture ci-dessus). Quand vous tapez un message, un bandeau vert vous confirme que vous discutez avec une personne ou un salon.
Si vous voulez désélectionner la fenêtre, vous pouvez soit cliquer sur une autre, soit cliquer sur la bandeau gris en dessous de la barre de saisie (c'est la zone de statut). Si vous entrez un texte sans fenêtre sélectionnée, ce sera votre message de statut.
Pour le microblogage par groupe, entrez le groupe à qui vous voulez envoyer un message en écrivant sous la forme « @groupe: message ». Par exemple « @amis: Salut à Vous ! ». Un message sous la forme « @@: salut à tous » sera public (y compris pour des gens non inscrits, cf ci-dessous). Notez le bandeau qui s'affiche en bleu pour un message de groupe, et en rouge pour dire « attention, ce message sera public, y compris pour des personnes que vous ne connaissez pas ».
Vous pouvez également tester la radio collective ou le jeu de tarot (en espérant qu'il fonctionne correctement).
la page de messages publics se trouve à l'adresse http://www.libervia.org/blog/pseudo (par exemple: http://www.libervia.org/blog/goffi). Ici vous trouverez les microbillets ouverts (ceux écrits sous la forme « @@: message ») de la personne, un peu à la manière d'un identi.ca ou d'un Twitter. Cette page est pour le moment très basique, il va sans dire qu'elle s'étoffera un peu avec l'âge.
Comme déjà évoqué précédemment, vous pouvez utiliser un logiciel de courriel tel que Thunderbird, KMail ou Mutt pour vous connecter à SàT.
Pour le moment c'est encore relativement basique (il n'est pas encore possible de créer des dossiers avec IMAP, le compte doit être connecté pendant la consultation, pas d'envoi sur le réseau de courriel traditionnel), mais cela devrait s'améliorer progressivement pour arriver à un serveur de courriel complet.
Cette fonctionnalité ouvre la voie à beaucoup d'expérimentations via les transport XMPP ou des projets tels que Weboob. Grâce à elle, on peut par exemple envoyer des messages via KMail sur IRC, SIP ou SMS (via les transports de Spectrum entre autres). Couplé à Weboob (via une passerelle XMPP que j'ai en projet), on pourra envoyer des messages vers des sites comme DLFP .
On peut envisager des renvois « intelligents »: ça ne vous énerve jamais de recevoir des notifications de messages pour un site, et de devoir vous y connecter via un butineur pour le lire et/ou y répondre ? Il sera tout à fait possible d'automatiser la chose pour tout faire directement depuis votre lecteur de courriel favori.
J'ai d'autres idées en tête, qui devraient venir petit à petit.
Pour configurer, il faut indiquer votre jid (de la forme pseudo@libervia.org) comme adresse courriel, les serveurs IMAP et SMTP à mettre sont www.libervia.org (pour les 2) et les ports respectifs sont 10143 et 10125. Pour le moment, il faut que vous soyez connecté sur l'interface web pour pouvoir consulter avec le lecteur de courriel, inconvénient bien évidemment temporaire. Autre problème: vous ne pouvez pas encore créer de dossier IMAP, aussi il vous faudra enregistrer les messages/brouillons et autres modèles localement (sous Thunderbird, dans les paramètres de votre compte, il faut tout mettre à « Local Folders » dans « Copies et dossiers »).
Une fois la configuration faite, vous pouvez tester avec un contact Jabber: demandez lui de vous envoyer un message normal (les messages avec un sujet) avec - par exemple - Psi ou Gajim, et répondez lui via votre client courriel :)
L'installation devrait être très facile (pour les GNU/Linuxiens: le multi-plateformes n'est pas encore géré; tout vient à point à qui sait attendre ;) ), le projet étant sur pypi. Ainsi un simple « pip install sat » (en root) devrait suffire. Si vous êtes sur Arch, un paquet dédié a déjà été fait (merci à Link Mauve). Sous une Debian fraîche, les instructions suivantes devraient permettre l'installation (à faire en root):
#apt-get install python-pip python-dev
#pip install sat
Une fois SàT installé, vous pouvez le lancer (en tapant « sat »), puis utiliser l'interface console (en tapant « primitivus »). Pour utiliser Wix, vous devez installer les médias comme indiqué sur le wiki. Et n'oubliez pas qu'il y a désormais un site avec les liens/captures qui vont bien: http://sat.goffi.org
Bon je crois que ce billet est suffisamment long, à bientôt...
Goffi
Ce billet propose une première analyse des statistiques de fréquentation des salons de chat.jabberfr.org effectuées à partir d’un outil développé spécifiquement.
L’étude porte sur un échantillon arbitraire de 6 salons du serveur chat.jabberfr.org :
- jabberfr@chat.jabberfr.org : Salon des utilisateurs de Jabber francophones
- discussion@chat.jabberfr.org : Salon de discussion généraliste
- sciences@chat.jabberfr.org : Discussions concernant les sciences
- mathematiques@chat.jabberfr.org : Discussions autour des maths
- debian-fr@chat.jabberfr.org : Salon de la communauté Debian francophone
- tatoeba@chat.jabberfr.org : Salon de la communauté Tatoeba (passerelle avec un salon IRC)
La plage temporelle couvre du 1er décembre 2011 au 31 décembre 2012; cependant une grande partie des données du mois de décembre ont étés perdues.
En excluant le mois de décembre peu exploitable, la tendance globale est à une légère augmentation de la fréquentation de ces salons durant l’année. Le salon tatoeba@ connait une hausse importante (+100%) mais cette hausse est d’abord due à la fréquentation du salon IRC auquel il est relié. Les variations de fréquentation sur les salons jabberfr@ et debian-fr@ peuvent être très rapides (10 personnes de moins en moyenne en l’espace de quelques jours).
On note au moins 2 ruptures importantes du serveur durant mi-mars et début juin, ainsi qu’une 15aine de plus faible durée dans la période couverte.
Le début de l’été est propice à l’augmentation de la fréquentation (forte augmentation entre mai et juillet; plus de 5 fois il y a eu plus de 30 personnes en moyenne dans la journée sur jabberfr@), ce qui est probablement un signe de jeunesse de la population jabberienne.

L’analyse des min/max durant la journée permet d’évaluer le nombre d’idler dans le salon; sans surprise, le salon tatoeba@, relié à un salon IRC, excelle avec une variation d’environ 5 personnes dans une journée. Les principaux salon
s jabber « purs » fluctuent de 10 à 20 occupants dans la journée.
Ces statistiques montrent que globalement la population des salons s’accroit, mais très faiblement. L’étendue des données est encore faible et ne permet donc pas de faire des analyses sur le long terme. Néanmoins, ces courbes permettent de surveiller l’évolution de la population des salons Jabber au fil des mois, et permettront d’évaluer l’impact des différentes opérations de promotions de Jabber (publication d’articles sur LinuxFR, organisation d’évènements dans les salons …).
Ces statistiques ne permettent pas d’évaluer l’activité des salons; pour cela, on pourra se rapporter à l’outil Mucron.
L’outil Statsalons (site du projet) relève le nombre d’occupants dans chaque salon tous les quarts d’heure puis produit des graphes à différentes échelles temporelle : journée, mois, année; sur ces deux derniers sont tracés les valeurs moyennes sur la journée ainsi que les bornes min/max rencontrées dans la journée.
Cet outil, réalisé en Python, n’est qu’à l’état de démonstrateur et de nombreuses évolutions sont prévues dans une prochaine version pour rendre l’outil plus fiable, plus facile d’utilisation mais aussi plus complet dans les analyses possibles. Actuellement seule la fonction de traçage n’est pas codée depuis zéro (utilisation de matplotlib); un des objectifs de la prochaine version est de s’appuyer sur plus de briques libres existantes (Sqlite pour le stockage, NumPy pour les traitements, …).
Un service en ligne public devrait être proposé prochainement pour récupérer les données disponibles et consulter à la demande les différentes courbes.
Bientôt 20 000 utilisateurs sur jappix.com, presque 100 000 téléchargements (toutes versions confondues). Jappix commence petit à petit à s’imposer en matière de communication. Pourtant, rien ne justifie réellement, pour l’instant, cet engouement vers un tel client XMPP. Ou peut-être si. Mais cela a des limites.
Une des principales raisons qui fait que Jappix est largement utilisé, tant par les professionnels que par les particuliers, est la stabilité du programme. Celui-ci étant libre, de nombreuses personnes contribuent et rapportent des bugs, des failles, souvent résolus dans la version suivante. De plus, des entreprises, des communautés et groupes de recherche (citons le CERN, le CNRS, l’université de Nantes, Sorbonne Nouvelle – Sainte Barbe) l’utilisent car ils peuvent modifier le programme, l’adapter à leurs propres besoin. Ainsi, un laboratoire du CNRS utilise Jappix Mini pour être contacté, le CERN permet aux membres du groupe de travail Indigo de communiquer entre eux, et uniquement entre eux en ayant désactivé certaines fonctions. Chaque groupe peut s’adapter, et faire avancer une certaine forme d’innovation. Parce que oui, Jappix innove, et c’est ce qui fait qu’il est largement utilisé. Nous sommes les seuls à proposer une vraie solution de communication modulable.
Mais nous pouvons mieux faire. Nous ne pourrons pas concurrencer Facebook ou Twitter. Pas à notre niveau : Google + a essayé, et même avec une innovation importante (les cercles, les hangouts, etc.), il n’y a pas eu une vague importante vers Google +. La raison est simple, les utilisateurs étant sur Facebook, sur Twitter, ils peuvent y communiquer facilement. Pourquoi aller voir ailleurs pour parler à nos amis s’ils n’y sont pas ? Il n’y a aucune raison et celles qui se disent éthiques n’en sont pas vraiment. Oui, Twitter censure, oui, Facebook surveille, tout le monde le sait, mais tout le monde utilise pourtant les services. C’est la raison pour laquelle, si nous ne créons des réseaux sociaux libres uniquement sur des principes de décentralisation (comme Diaspora* et Movim l’ont fait), cela ne peut marcher. Pour attirer un minimum d’utilisateurs, il faut innover.
Innover. J’ai essayé, il y a quelques mois, de lancer un mouvement vers l’innovation au sein de Jappix. En mars 2012, j’ai eu l’idée des articles. Il s’agit là d’une profonde modification dans la manière dont Jappix (et le protocole XMPP) fonctionnent. Mais il s’agit aussi de la seule manière de rendre Jappix connu et utilisé. Valérian, qui a eu l’idée de Jappix, souhaite étendre au maximum l’utilisation de XMPP. Le protocole en lui même n’apporte pas de grande innovation (sauf si bien sûr, on le compare à IRC), mais c’est la manière dont nous pouvons l’utiliser qui peut radicalement changer la manière dont nous communiquons. J’en arrive à l’idée des articles. Partant du principe que chaque réseau social a une fonction définie et qu’il la maîtrise, je souhaitais trouver une ligne directrice, une fonction qui différencierait Jappix de tant d’autres interfaces de communication. Pinterest permet d’épingler. Instagram permet de partager des photos prises avec un mobile. Flickr des photos tout court. Linkedin réunit des professionnels. Twitter favorise les messages courts. Et sur chaque réseau, on ne développe qu’une chose. Rien d’autre. On ne va pas partager sur Viadeo une photo de ce que l’on a cuisiné. En partie parce que l’on ne peut pas, mais aussi parce que ce n’est pas adapté à ce que viennent y chercher les gens.
Que viennent chercher les gens sur Jappix ? Les entreprises, les communautés veulent communiquer. Chacun veut pouvoir partager des choses avec les collègues, les groupes de recherche. Nous devons favoriser cela. C’est ce qui rendra Jappix unique. C’est ce qui étendra Jappix à d’autres publics, mais qui viendront toujours y faire la même chose : partager des idées.
Les articles se basent sur cette volonté de partage. Lorsque ceci sera mis en place — i.e. lorsque j’aurai un peu de temps pour le développer, que j’en aurai fini avec la prépa — Jappix sera le lieu idéal pour partager des publications scientifiques, pour les expliquer de manière succincte. Pour expliquer l’intérêt d’un produit, pour communiquer avant le lancement d’un produit, pour favoriser sa conception. En entreprise, la communication est essentielle. Dans le monde de la recherche, la communication est primordiale. Et depuis la création du mail en 1982, depuis la création du web en 1993, il n’y a pas eu d’innovation majeure en terme de communication dans ce domaine. Depuis cette époque, l’entreprise a fait du mail un des uniques moyens de communication interne et le web sert à diffuser. Changeons ceci, innovons ! Faisons de XMPP le protocole de cette révolution. Comme SMTP, comme HTTP, donnons un nouvel élan à l’internet avec XMPP ! Réinventons la communication, tel est le credo de Jappix.
Les articles donc, permettront la diffusion de messages courts (700 caractères), auxquels on pourra ajouter toute sorte de médias. Oui, certains objecterons : « la diffusion de messages est déjà permise grâce à Facebook ! » ou encore « pourquoi limiter à 700 caractères ? ». Sauf que Facebook n’est pas réellement adapté à l’usage que nous avons imaginé pour Jappix. Et la limitation a des forces. Prenons deux exemples pour justifier ces choix : un groupe de recherche souhaitant une solution pour communiquer entre chercheurs et une entreprise qui souhaite diffuser des informations sur ses produits. Le groupe de recherche pourra ainsi créer un compte XMPP pour chacun des membres, chacun expliquant de manière concise l’avancement des travaux. à ceci, il peut être possible de joindre un pdf contenant plus d’informations, des photos ou des vidéos des expériences. Le fait que chacun puisse commenter les publications des autres prend là toute son importance. Les 700 caractères permettent d’en dire assez sans perdre le lecteur dans des détails inutiles. L’entreprise voulant communiquer à propos de son nouveau produit donnera accès à chacun à tout son fil d’actualité, en expliquant l’intérêt des produits, les spécifications, sans s’aventurer dans des détails. Nous n’avons plus le temps de nous occuper des détails. Il faut avoir le maximum d’informations en en lisant un minimum. C’est l’intérêt des articles.
Tout ceci apparaîtra dans Jappix 1.0, accompagné d’une nouvelle interface et de bien d’autres fonctions moins importantes. Mais comme cela l’a été en avril 2009 quand Jappix a été le premier vrai client web pour XMPP, l’innovation sera au rendez-vous dans les mois à venir.
Salut à tous,
voici quelques infos en vrac sur l'évolution du projet, ainsi que les vidéos des dernières conférences (voir plus bas).
Une nouvelle version est proche (oui je sais ça fait longtemps que je l'annonce, mais c'est vraiment le cas), je suis actuellement en train d'implémenter les dernières fonctionnalités que je voulais voir dans Libervia.
Primitivus est désormais modal, à la vi: cela signifie que l'ont peut utiliser un mode adapté à ce que l'on fait (pour l'instant il y a 3 modes: normal, commande et insertion). L'intérêt est encore limité (il n'y a qu'une commande :quit), mais le but était de préparer le terrain pour des futures fonctionnalités (je pense notamment à des commandes du style :split et :vsplit).
Une nouvelle extension a vu le jour: un perroquet (parrot). Cette extension simple permet de répéter tous les messages entre 2 contacts. L'idée est de pouvoir faire communiquer 2 personnes (ou plus) sur 2 réseaux différents (par exemple IRC et SIP) sans que celles-ci n'aient besoin de créer un compte ou faire quoi que ce soit de particulier.
Certains bots faisaient déjà ça, l'avantage ici est que la mise en place est simple et rapide. Grâce aux transports XMPP, de nombreuses combinaisons sont possibles. Le principe sera peut-être étendu à terme au microblogage (ainsi en postant un microbillet XMPP, on pourrait le voir copié automatiquement sur d'autres réseaux - par exemple identi.ca, IRC, un forum, etc -).
Une autre extension permet désormais d'utiliser les commandes textuelles de type IRC (par exemple: « /nick nouveau_pseudo » dans une discussion de groupe). Ainsi un perroquet se met en place entre 2 contacts en écrivant « /parrot mon_autre_contact » à un contact.
Après avoir hésité à implémenter le partage de fichiers avant de sortir une nouvelle version, je pense qu'il est plus sage de le faire après, pour éviter de repousser sine die.
J'ai fait cet été une conférence aux RMLL à Genève (voir ci-dessous). Le salon était intéressant, Salut à Toi était à côté des projets amis Weboob et MOVIM.
Une autre conférence a eu lieu aux JDLL. N'étant pas officiellement filmée, nous avons fait une vidéo de fortune que vous trouverez ci-dessous. Les diapos ne sont pas visibles, aussi la présentation est jointe au billet.
Les deux vidéos (et la présentation) sont sous licence CC By-SA. J'en profite pour remercier les organisateurs de ces 2 salons, c'est agréable de pouvoir discuter directement avec les gens qui s'intéressent au projet.
À bientôt, probablement pour l'annonce de la nouvelle version.
Goffi
Cette vidéo est sous licence Creative Common BY-SA (merci à l'équipe des RMLL pour la prise de vidéo, vous trouverez cette conférence ainsi que les autres sur http://video.rmll.info)
Cette vidéo est sous licence Creative Common BY-SA
Je vous ai déjà parlé de l’importance de la décentralisation : il faut créer des services indépendants qui communiquent entre eux (l’email) plutôt qu’un gros service qui contrôle tout le monde (Facebook, Google).
Mais créer un service décentralisé est une véritable gageure. Si les problèmes techniques sont légions (compatibilité, communication, standardisation), ils ne sont rien face à l’immense défi humain. Je pense notamment aux abus comme le spam ou la fraude. Un service centralisé peut gérer les spammeurs au cas par cas en désactivant les comptes. Un service décentralisé doit mettre en place une stratégie complètement différente. Le seul réseau décentralisé d’envergure, le mail, n’a d’ailleurs jamais résolu ce problème.
Pour réussir, un service décentralisé doit donc offrir une solution au moins équivalente en termes de confort d’utilisation, une résolution des problèmes propres à la décentralisation et un petit plus qui fera la différence, qui poussera les utilisateurs à abandonner la concurrence.
Le résultat est sans appel : depuis l’email, aucune solution décentralisée n’a réellement percé auprès du grand public. Même le protocole de chat XMPP ne doit son succès qu’à son adoption par Google. Et, soyons honnêtes, si Google décide d’arrêter d’utiliser XMPP demain, ce ne seront pas les utilisateurs de Google Chat qui se plaindront mais bien les utilisateurs des autres serveurs qui n’auront plus accès à la majorité de leurs contacts.
Comme je vous le disais précédemment, les libristes se sont concentrés sur la résolution des problèmes techniques, faisant fi de l’expérience utilisateur. La décentralisation ne fait pas exception. Ainsi, il est hors de question de mélanger un serveur de mail avec un serveur de chat XMPP. Chaque outil doit être indépendant. La conséquence directe est que la majorité des utilisateurs de solutions libres ont une adresse pour le mail et une pour le chat. Et, quand bien même certains services offriraient une adresse commune, il n’y aucune réelle intégration contrairement à Google qui, entre autres, envoie par mail les messages reçus lorsqu’on est déconnecté.
Face au succès des services webs centralisés, le monde libre a répondu avec la license AGPL. Plutôt que de se poser la question de l’indépendance, de ce que nous souhaitions construire et offrir aux utilisateurs, nous nous sommes contentés de nous vautrer dans notre petite zone de confort : l’accès au code source et l’évangélisme.
Mais il y a pire : la décentralisation est censée nous garantir l’indépendance, la sécurité par rapport à une seule entreprise. Mais, entre nous, quels sont les risques lorsque vous utilisez un service en ligne ?
Chez un géant comme Google, la probabilité de souffrir d’un des 4 premiers problèmes est virtuellement nulle. Quand à la cinquième, elle arrive de temps en temps. Cela fait d’ailleurs un certain buzz et cela permet aux libristes d’avoir des exemples concrets pour illustrer le problème de la centralisation.
Fuyant les géants, vous vous êtes installé chez un petit fournisseur indépendant. Tristement, il faut reconnaître que les 5 problèmes deviennent beaucoup plus probables. Vous devenez donc extrêmement dépendant de ce fournisseur qui peut faire faillite, se faire pirater ou brusquement augmenter ses prix sans que vous n’ayez la moindre chance d’alerter l’opinion publique.
Étant très doué en informatique, vous faites partie de cette minorité capable de gérer des services de base et vous décidez alors de passer à l’autohébergement. Malheureusement, cela a un coût non négligeable. Si il permet de résoudre les deux derniers points, il maximise la probabilité des trois premiers. Cela vous coûte de l’argent, cela vous prend un temps fou et cela vous force à être disponible en permanence. Un exemple célèbre est Rick Falkvinge, fondateur du Parti Pirate. Il héberge son site sur son propre serveur dans son bureau. Régulièrement, son site est indisponible pendant plusieurs jours suite à une panne de courant ou un problème de disque dur alors qu’il est à l’étranger. Dans ces cas-là, il ne communique plus que par Twitter, Google+ et Facebook, les réseaux centralisés…
Il s’en suit, de manière paradoxale, que la solution la plus sécurisée et qui vous donne le plus d’indépendance est… d’utiliser un géant centralisé comme Google.
Et à ce petit jeu, Google est très fort et se permet le luxe d’offrir une fonctionnalité de Libération de Données : vous pouvez à tout moment télécharger toutes vos données dans un format aisément exploitable. Photos, publications, commentaires, contacts : tout y est ! Il s’en suit que j’ai un meilleur contrôle de mes données chez Google que celles sur Diaspora, où l’outil d’export n’est pas encore complet !
Diaspora et Status.net sont les exemples mêmes de l’échec du libre face à la décentralisation. Se contentant de copier les solutions centralisées en aposant un protocole décentralisé dessous, elles ont justifié leur échec par le monopole des acteurs de Facebook et Twitter. Le récent succès de Pinterest montre pourtant qu’il y a de l’espace pour l’innovation.
C’est dommage ! La décentralisation aurait pu devenir le cœur de notre expérience utilisateur. L’analyse du problème montre que la seule solution qui rende réellement indépendant est l’autohébergement mais qu’il faudrait le rendre simple, accessible à tous et sûr. Imaginez un instant une version serveur et une version client de votre distribution préférée. La version serveur s’installe en un clic sur le boitier dans votre salon et une interface graphique permet de créer les comptes sous forme d’une adresse email. Quand à la version client, il suffit de s’y connecter avec son adresse mail pour avoir aussitôt accès aux mails, aux calendriers, au chat, au partage de fichiers, à votre flux d’informations continues. C’est un rêve que certains n’abandonnent pas.
Simple et efficace.
Mais… Attendez une seconde ! C’est exactement ce que Google est en train de faire avec ChromeOS. Des services décentralisés, redondants, accessible du monde entier en un clic. Il n’y a qu’un seul hic : ils sont contrôlés par une seule société. Un société qui fait tout trop bien, allant jusqu’à financer la concurrence pour encourager la compétition. Si vous étiez à leur place, que feriez-vous de différent ? Sincèrement ?
Alors, préférez-vous mettre tous vos œufs dans un unique panier très solide ou … pas de panier du tout ?
Photo par Mark Tominski
Et hop, voici encore une toute petite série de brèves XMPP.
Yabasta
Yabasta est un réseau social qui respecte la vie privée. Jon Kristensen l’écrit en Haskell et le publie sous licence Apache 2.0. Yabasta en est à un stade pre-alpha (pre-alpha-1, pre-alpha-2). Il est sécurisé par du chiffrement point-à-point. Le protocole est publié.
Cela ressemble à pas mal d’initiatives, mais celle-ci met l’accent sur le chiffrement. Il peut être bon à suivre… ou à contribuer.
Spécification de passerelles SIP-XMPP
Peter Saint-Andre, une fois n’est pas coutume, a publié une mise à jour des spécifications de passerelles entre SIP et XMPP :
Pour le meilleur des deux mondes…
JSJaC
Stefan Strigler a publié JSJaC en version 1.4. Au menu, une doc JSDoc3, CORS et websockets, ainsi que des corrections de bogues et l’authentification Facebook…
Hey folks, JSJaC just hit v1.4. Check it out, it’s awesome! bit.ly/R8oCRq #jsjac #xmpp #javascript
— stefan strigler (@zeank) October 19, 2012
@nyconyco actually this release contains mostly stuff from other contributers so it’s up to me to say thanks :)
— stefan strigler (@zeank) October 19, 2012
Le moyen le plus simple pour faire de la visio-conférence multiplateforme avec Jabber est la combinaison Empathy (linux) et Gtalk (mac, windows, linux).
Pour une conversation entre deux Empathy sous Linux, pas de soucis, ca marche du premier coup sans configuration.
Afin que la vidéo fonctionne lors d'une conversation Empathy vers Gtalk, l'ordinateur sous linux devra avoir installé un codec x264 pour gstreamer.
Celui-ci n'est pas présent dans les dépôts par défaut des distributions pour des raisons de brevets.
Pour Debian Squeeze, il faut ajouter le dépôt deb-multimedia et installer le paquet gstreamer0.10-x264.
Cependant, la visioconférence avec Jabber reste encore peu utilisée.
Plusieurs raisons à cela :
Xabber est un client Jabber pour Android gratuit disponible sur le Play Store de Google.
Il est pour moi, le meilleur client Jabber sur Android.
Il beau, pratique,gère les avatars, les salons, les connexions chiffrées, etc...
Son développeur Redsolution lance un défi. Si le compte Tweeter de l'application obtient 50'000 abonnés en 1 mois, le logiciel deviendra open source !
Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Bonjour à tous !
Pour faire suite à la création de l’association, dont nous vous avons parlé ici et là, nous cherchons à faire (re)vivre un peu plus le planet de JabberFR. Le meilleur moyen pour démarrer est de trouver de nouveaux blogs et/ou sites à aggréger. Nous faisons donc appel à votre aide ! (Non, nous ne vous demandons pas (déjà) de l’argent (mais ne vous inquiétez pas, ça viendra !)) Si vous connaissez des blogs ou des sites qui pourraient convenir, n’hésitez pas à nous en faire part.
Pour rappel, à l’heure actuelle les sites suivants sont agrégés :
Sachant que certains sont un peu/beaucoup/passionnément/à la folie l’abandon, une nouvelle vague de sites serait top ! Qui sait, peut-être est-ce l’occasion pour vous de mettre en place votre propre blog (et bien sûr de le faire référencer sur le planet !) \o/
Pour celles et ceux qui auraient profité de ces trois derniers mois pour partir loin de nos contrées (à plus de 20m d’une borne d’accès wifi/3g), sachez qu’en votre absence l’association JabberFR a été créée (dans la joie, la bonne humeur, et surtout… sous la pluie). S’en est suivie une réunion de travail pour mettre sur pied un plan de bataille pour l’année à venir.
Trois mois plus tard, il est maintenant temps de faire un point sur notre avancement. C’est pourquoi j’ai le plaisir de vous inviter le jeudi 06 septembre 2012 de 20h30 à 22h00 (heures de Paris) sur le salon association@chat.jabberfr.org. Cette réunion est ouverte à tous (donc aux membres comme aux non-membres). N’hésitez donc pas à y assister (il vous sera juste demandé de ne pas mettre à mal son calme).
La réunion commencera par un retour sur chacun des points abordés lors de la première réunion pour dire où nous en sommes, parler des difficultés rencontrées et partager les solutions envisagées. Le temps restant sera consacré aux éventuelles questions du « public » restées sans réponse.
Voici une nouvelle version de Gajim qui corrige quelques bogues de la version précédente. Gajim passe également à l’utilisation de farstream en lieu et place de farsight. La page de téléchargement vous attends.
Salut à vous,
un rapide billet pour vous annoncer l'ouverture d'un nouveau site de présentation de Salut à Toi: http://sat.goffi.org . Le but était d'avoir un site un peu plus accessible que la page du wiki, et permettant de rapidement se faire une idée du projet. Il est disponible en français et en anglais (tout aide pour une traduction dans une autre langue est la bienvenue).
D'autre part, je suis allé aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Genève ce mois-ci, et j'y ai fait une conférence que vous trouverez à cette adresse: http://video.rmll.info/videos/salut-a-toi-communication-libre-federee-decentralisee-et-standard/ . Le salon s'est très bien passé. Je faisais stand commun avec Romain du projet ami Weboob, et j'ai également pu revoir les équipes d'autres projets tels que MOVIM (nous étions voisins), Jappix ou Newebe.
Les visiteurs avaient l'air intéressés par SàT, et de plus en plus de monde connaissait le projet au moins de nom. Espérons que l'année prochaine la version courante sera utilisable par tous...
Ces dernières jours, nous pouvions libre sur le web que Jappix n’était plus libre. Une communauté d’anciens utilisateurs et développeurs nous accusaient de problèmes, qui méritent quelques explications de notre part, nous, co-fondateurs, pour faire un point sur les choses.
Tout d’abord, Jappix est un projet sous licence AGPL, tout comme Movim ou Diaspora*. À notre connaissance, c’est une licence éditée par la FSF, supposée libre. Il est donc évident, tout du moins pour nous, que Jappix est un projet libre. Même si certaines parties du programme ne sont pas sous la même licence (principalement MIT pour Jappix Mini et Apache pour The Grid), l’ensemble reste libre. En effet, nous n’imaginons pas écrire des programmes non libres, à la fois par principe de respect des utilisateurs mais aussi pour la contribution possible au code. Certes, le code de Jappix Me n’a pas encore été publié, Ce sont des raisons techniques qui nous y contraignent. En effet, en permettant l’installation de Jappix Me, nous permettrons l’indexation d’un même contenu sur différents serveurs. Nous devons trouver une solution pour ne pas créer un désordre monstrueux au niveau des moteurs de recherche. Cette version n’est pas non plus exploitable : le code horrible peut être source de différends si des utilisateurs le réutilisaient car il pourrait causer des problèmes. Chaque contributeur à un logiciel libre fait des tests avant d’envoyer ses modifications. Nous en sommes encore dans cette phase de bêta. Nous avions annoncé en décembre que Me serait sous licence AGPL au maximum un an après la publication de la version de test sur Jappix.com. Nous respecterons nos engagements et nous nous engageons à ce que le code de Me soit rendu public dès que nous aurons résolu les principaux problèmes, d’ici six mois.
D’autre part, nous avons été accusés de ne pas respecter la timeline du projet. En effet, par manque de développeurs, nous n’avons pas pu tout mettre en place, ça le sera dès la 0.9.2. Des failles de sécurité (#28, #35, #98) nous obligeaient à une sortie rapide de cette version. Ainsi, il n’a pas été possible de mettre en place à temps la gestion de l’importation et de l’exportation. Ça le sera dans les prochains mois. Nous le garantissons.
Enfin, nous avions annoncé une séparation entre Jappix.org et Jappix.com. Cette séparation a été préparée depuis l’ouverture de Jappix.org en août 2011. Personne n’a été pris de cours. Dès l’ouverture de site, nous avons voulu communiquer sur une séparation entre plateforme officielle et projet. Nous somme malheureux d’apprendre que notre position n’a pas été comprise. Elle mérite de nouvelles explications. Jappix.com n’est pas qu’une plateforme de tests. Elle est largement utilisées (plus de 15 000 personnes), et baser un projet social ouvert sur une plateforme centralisée pose quelques ambiguïtés. Il était donc nécessaire d’abandonner les sites du projets basés sur Jappix.com. Ils ne correspondent qu’à une plateforme comme une autre, qui est d’ailleurs référencée comme les autres sur l’annuaire Jappix.net. La gestion de Jappix.com a toujours été confiée à Valérian. Il n’y aura aucun changement dans sa manière d’utiliser les données par rapport à ce qui a toujours été fait, si ce n’est une meilleure gestion des problèmes par acquisition d’expérience.
Jappix n’a pas changé. Nous avons juste affirmé une séparation de manière plus conventionnelle. Jappix a toujours été libre. La plateforme Jappix.com a toujours supposé une confiance en la personne qui gère le serveur. Une personne qui hier a fait confiance à Valérian gestionnaire de Jappix dans PostPro peut le faire aujourd’hui à Valérian fondateur de FrenchTouch. Celui qui a fait confiance à Julien en tant que président de PostPro peut lui faire confiance s’il gère aujourd’hui le projet Jappix.
Pour finir, Jappix est un projet qui prend de plus en plus d’ampleur. Nous ne pouvons plus gérer un projet utilisé par 50 000 personnes comme nous nous occupions de 120 utilisateurs. D’autant plus que nos travaux scolaires nous empêchent bien souvent de travailler longuement sur ce projet. Julien est en classe préparatoire maths spécialisation dans un grand lycée, Valérian suit le même cursus dans une école d’ingénieurs. Nous ne pourrons donner suite à tous les problèmes, nous espérons que vous en serez indulgents dans la manière de juger Jappix. Nous ferons aussi des efforts, et ouvrons aujourd’hui, comme annoncé à la Jappixconference, un nouveau site Jappix.org, dans le but de mieux communiquer sur nos intentions.
Les fondateurs de Jappix, Valérian Saliou et Julien Barrier.
Une fois n’est pas coutume, Movim est à nouveau très en retard. Ceci dit, cette version pourrait être considérée comme majeure dans le processus de développement tant les évolutions sont importantes.
Movim (My Open Virtual Identity Manager) est un réseau social décentralisé écrit en PHP basé sur XMPP. Si vous avez perdu le fil, voici un petit résumé des derniers mois. La 0.4 a été bouclée le 28 novembre 2011 et publiée le 5 février 2012 avec la finalisation de pod.movim.eu. Elle apportait un lot impressionnant de nouvelles fonctionnalités et fut complétée par deux mises à jour intermédiaires.
La Roadmap 0.5 a encore fait un bond en avant et voici Movim 0.5 « Snowball » ! Nous remercions tout d’abord chaleureusement nos contributeurs sans qui Movim n’aurait pas cette envergure.
Les bugs rapportés ont été corrigés : continuez à les rapporter et vos vœux seront exaucés.
Movim.eu profite à son tour d’un nettoyage de printemps :
Blog.movim.eu a lui aussi subi quelques changements :
En marge de cette release, sachez que Timothée Jaussoin (Edhelas) et Guillaume Pasquet (Etenil) tiendront une conférence aux RMLL le mardi 10 juillet 2012, de 14h40 à 15h20 en salle Uni Mail R290. Vous les retrouverez également table 19 en zone 1 durant toute la durée de l’évènement, venez à leur rencontre !
» Télécharger et installer votre propre instance
» Essayer Movim par vous même